A la découverte de Fés, Maroc : entre nature et culture

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مرحبا بكم في فاس

 

Sur la route de Fès – Maroc : un road trip par étapes

Après avoir exploré le sud du Maroc et le désert de m’Hamid, nous sommes arrivés à Marrakech où nous restons une petite journée pour nous reposer un peu. Nous sommes à présent seuls, en direction de la côte, nous continuons notre périple à travers les routes Fès et Chefchaouen. On change d’ambiance et de paysages comme de chemise. On avance au travers des chemins, des spots et de la lumière, au travers de nos rencontres et nos aléas, pour découvrir un autre visage du Maroc : plus vert, plus grouillant et épatant, comme toujours. On vous embarque sur l’asphalte et les forêts de cèdres : un voyage à Fès.

 

Road trip Fés Maroc

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Visiter Fès au Maroc

La ville de Fès est située dans le nord du Maroc. C’est une ville dynamique même si elle reste à l’image traditionnelle des autres villes marocaines. On visite Fès notamment pour la réputation pour son immense médina (sa vieille ville) authentique, préservée. Mais également pour ses tanneries de cuir et son souk. Les rues de la médina sont étroites et chargées d’histoire, on s’y perd très facilement, mais ça reste un plaisir que de devoir emprunter les petites rues au fil des découvertes de notre orientation décousue, et de notre GPS, déchu.

On espère que ce nouveau carnet de voyage vous donnera le même plaisir que nous avons eu à fouler les pavés de cette perle de l’Orient, Fès.

Mais avant d’arriver à Fès…

La route cotière direction Safi et Casablanca

Jour 11, juin 2017 

Nous reprenons la route autour de 9h30, en direction Saphi et la côte, on aimerait être à Oualidia pour manger, autour de 13h. Au milieu du chemin, l’asphalte semble nous emmener dans une toute autre époque : les charrues remplacent peu à peu les voitures, les habits se veulent plus traditionnels, les maisons plus délabrées, comme si on venait de faire un bon d’un siècle en arrière. Une impression surréaliste qui disparaîtra aussi vite qu’elle est apparue une fois le village dépassé. On arrive assez tard vers Oualidia. On fatigue, on a tellement faim. Il est 15h. Après une recherche incessante et infructueuse pour cause de Ramadan et d’heure tardive, nous finissons par trouver un resto ouvert semblant répondre aux exigeances communes.

On apprendra qu’ils n’ont absolument rien de végétarien. Retour à la case départ.

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Un étrange manège, est-ce de la drogue ? 

Nous finissons par trouver un restaurant en contrebas d’une route, avec une terrasse presque en face de la baie de Oualidia. Presque. Cependant comme ils acceptent de nous nourrir, on ferme notre bouche, et on s’installe avec grand bonheur. Même Alex. Pour dire. Tous les signaux sont au vert, on souffle, on sourit, on est content. Le restaurant semble très récent, l’intérieur est neuf, sans personnalité et ils réceptionnent un piano à l’instant. La bouffe n’est vraiment pas terrible, avec quelques bouchées un peu pâteuses et caoutchouteuses.  Le plus perturbant dans cette histoire, c’est finalement notre champ de vision constamment bouché par un ballet incessant de 4X4, qui vont et viennent, se garent, repartent, encore et encore. En observant mieux autour de nous, on remarque que nous ne sommes pas seuls en terrasse. Il y a également des Russes, dont l’un d’eux semble avoir une conversation sérieuse au téléphone. Ils parlent fort, ils sont agités, c’est étrange. Les autres, marocains et tunisiens portent une tenue qui dissonne pas mal avec le lieu et toutes les personnes présentes :  un costard ou un jean-veste blazer. Ils nous saluent discrètement d’un geste de la tête. On réalise qu’ils se connaissent tous. Ok, l’ambiance est vraiment étrange.

Chrys concentre soudainement toute son attention sur un tube de crème solaire. Des types l’ont fait passer à des types, qui sont montés dans le 4×4 et qui sont partis. Elle pensait naïvement qu’ils partaient se baigner. Quelques instants plus tard, ils sont de nouveau là. Le tube de crème solaire passe discrètement dans la main d’un des autres types en costard. C’est bizarre tout de même.  Les 4×4 démarrent encore pendant que d’autres reviennent. Elle fait la remarque à Alex. On observe maintenant tous les deux discrètement le tube de crème solaire qui circule de main de main. Il est toujours furtivement placé dans le prolongement du bras, puis, il passe une nouvelle fois de voiture en voiture. Il finira jeté sur la banquette arrière du plus gros 4×4 : il est gros, noir et il brille comme un sou neuf. On commence à être vraiment mal à l’aise, on saisit que des choses pas très nettes sont en train de se tramer juste devant nous. Chrys veut partir, de suite, t’façon la nourriture est pas bonne. Alex approuve. On paie, on ramasse nos affaires et on se casse rapidement.

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La baie de Oualidia

Malgré l’horloge qui tourne, on décide de faire rapidement un tour vers la baie de Oualidia. C’est vrai qu’elle est belle, les bancs de sable lui donneraient presque un air paradisiaque. On se fait la remarque que les seules personnes à l’eau en ces temps de fortes chaleurs, ce sont des hommes et des enfants. Il n’y a aucune femme.  Alex décide de se baigner rapidement, Chrys le repère très facilement dans l’eau : il est blanc fluorescent. Trempage passé, il est temps d’aller faire quelques courses. On passe dans une épicerie du coin, le choix n’est pas grandiose, on prend du vinaigre, de l’huile, de la vache qui rit et quelques bricoles, alors on finit au marché.  Ramadan oblige, il est grouillant et les petits stands proposent de la nourriture festive : on repart avec des baghrirs, des légumes et du pain. On est vachement festives comme personnes nous.  Tréve de blabla, il est l’heure de reprendre la route en direction de Casablanca.

 

Au Maroc comme ailleurs, quand on voyage en van ou en 4×4 aménagé, la recherche de spots reste toujours la quête de fin d’après-midi, histoire d’être sûrs qu’on trouvera un lieu sécurisé avant que le soleil ne tire sa révérence. On le sait pourtant, la chasse à l’aveugle n’a jamais rien de bon, on avait pourtant bon espoir.

 

 

On trouve un bout de côte sauvage Marocaine qui nous semble assez sympa, mais peu praticable. Entre vous et nous, le pas pratiquable, ça nous challenge, alors on poursuit. Hélas l’arrivée à El Jazira n’est pas fameuse :  nombreux déchets sur le bord des routes, pollution et grosses usines, rien n’est beau à voir ni à vivre, ici. Pourtant il va bien falloir songer à trouver un lieu où dormir avant la nuit. On décide alors de traverser rapidement et d’explorer la côte de l’autre côté de la ville : raté,  tous les spots sont de véritables déchetteries publiques. Finalement, on repère une plage, on fonce, le spot semble parfait, mais s’enlise dans le sable. On galère pour se sortir de là et on décide de ne pas rester ici. On tente et on retente, mais ce sont toujours les mêmes problématiques. La nuit commence à tomber, on cherche encore, on s’impatiente, on a faim, encore, on est fatigués, encore plus. On lâche prise, on tente de trouver un camping, mais rien n’est ouvert dans le coin, c’est désert-land. Ce n’est vraiment pas notre journée. On s’engueule, on en a ras le bol. On arrive au bout d’un chemin de sable, face à la mer, il fait noir, et d’après ce qu’on devine, le sol est répugnant à se choper le tétanos. Tant pis on fera avec , une soupe et au lit.

Roadtrip jusqu’à Fès  : la route côtière de Casablanca

Jour 13, juin 2017 

On se réveille avec le bruit des vagues qui claquent et un sol est toujours autant dégueulasse (aucun jugement, c’est juste factuel pour le coup). On essaie d’enrailler la réalité, alors on reste quelques instants dans la voiture à observer le monde par la lunette, et on s’extirpe directement du 4×4 pour aller petit-déjeuner sur plage. On laisse la terre souillée dernière nous pendant qu’on se réveille doucement au fil de l’eau et de la fraicheur du matin. On observe l’océan autour d’un café chaud et de nos baghrirs.

Reprise de la route, c’est un no man’s land, mais la ville suivante est une jolie surprise. C’est Azemmour qui nous apparaît tout à fait charmante. Dommage, nous n’avons pas le temps de nous y attarder plus que ça parce que nous avons encore du chemin jusqu’à Casablanca. On décide d’emprunter la route « touristique », côté mer, plus longue, mais normalement plus jolie. Raté. Encore.

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La jolie ville d »Azemmour

 

Casablanca illusion déchue

Autant vous  dire directement que prendre la route touristique pour rejoindre Cassablanca est un échec total. On est collectionneurs d’échecs voyez-vous.  La route est plus longue, il n’y a pas grand-chose à voir hormis de gigantesques complexes immobiliers abandonnés, vestiges des années de la bulle de prospérité immobilière. Nous en croisons par dizaines sur la route, le paysage est complètement défiguré par ces gros blocs de bétons fantômes.

Nous arrivons bientôt à la capitale marocaine, on se prévoit une demi-journée agréable dans la ville avant de retourner au vert. Mais devinez quoi ? Échec, mêmes joueurs, jouent encore. On est bloqués dans les bouchons avant même d’arriver dans la ville. On a le malheur de s’arrêter faire une course et demie dans le premier centre commercial qu’on trouve et à partir de là, c’est l’enfer. C’est trop grand, il fait trop chaud, il y a trop de monde, on se perd, on perd le ticket du parking, on paie plein pot. C’est mort : on est déjà éreintés et énervés.

Alex est déjà venu à Casablanca et il souhaitait revoir la ville faire découvrir l’architecture coloniale à Chrys. C’est une énorme ville avec beaucoup de circulation, on peine à trouver une place où se garer. Il est 14h45 , on a faim comme toujours, les petits restos sont tous fermés.  On rentre dans le seul qui accepte encore de nous servir, on fait ensuite un tour dans le quartier colonial et on se dépêche de reprendre la voiture pour partir loin d’ici. Bon, on vous apprendra rien sur la ville aujourd’hui, désolés.

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On roule, on défie l’asphalte et on emprunte la grande route qui nous mènera à Fès.  Des paysages qu’on semble connaître défilent derrière les vitres.

 

Road trip sur les routes du Maroc et un bivouac à Fès

On arrive tout près de la ville de Fès, la fin de journée approche, mais hors de question de revivre la même galère qu’hier. Il est 17h, on est aux aguets, on reste concentrés, on explore la moindre piste en bordure de route, on teste, on se trompe, on tombe quasiment toujours chez des gens. On est déterminés. Nous sommes désormais seuls sur les routes qui semblent vouloir nous faire serpenter les champs à l’infini, avec des airs mystérieusement proches de ceux de la campagne toscane. On n’aurait jamais cru imaginer des paysages pareils ici. Est-on en Italie ? On bifurque après un virage afin de rejoindre les forêts de cèdres un peu plus haut qui offrent une vue splendide sur les collines. Les routes sont toujours aussi calmes, peut-être que … ?

Alex pénètre soudainement dans la forêt, y’avait une faille. Cette fois le karma est avec nous, on roule doucement, les feuilles craquent sous le passage du véhicule, on avance jusqu’à la lisière qui nous découvre lentement le paysage. On s’arrête devant une vue imprenable sur toutes les collines de la région. Best spot ever depuis notre retour du désert. C’est calme, tellement calme. On s’installe directement pour commencer l’apéro. C’est sérieux l’apéro.

Puis, au fur et à mesure de la fin d’après-midi,  Chrys ressent que Alex un peu nerveux :  il explique que la même voiture n’arrête pas de descendre et de remonter depuis une demi-heure, qu’on nous espionne. Son angoisse déteint sur les bras de Chrys comme un souffle frais :  jusqu’à la chair de poule. Chrys se ressaisit, elle observe mieux et découvre qu’en réalité, il s’agit juste d’habitants du petit village d’en haut. Ils ont tous les mêmes véhicules utilitaires blancs, mais la plaque d’immatriculation n’est jamais la même. Honteux, mais aguerri, Alex remplit à nouveau nos verres.

 

Les oiseaux de la golden hour

La soirée s’apaise, le soleil se couche peu à peu en nous offrant une lumière douce et orangée. La Golden hour est magique en Afrique. On observe des mini-oiseaux volant en groupes et par dizaines juste devant nous, ils semblent butiner un peu partout. C’est joli, c’est poétique. Ressers-nous un verre stp. On est bien ici. Jusqu’à que Chrys ressente à nouveau une montée de stress chez Alex lorsque que l’un d’eux s’approche brièvement, provoquant chez lui un bref sursaut de surprise. Le verre de rouge de Chrys sursaute lui aussi, la tenue blanche d’Alex est retapissée. Trempé et penaud, il avoue qu’il vient de se rendre compte que ce sont des hannetons, DES PUTAINS D’HANNETONS. DES PUTAINS DE SCARABÉS GÉANTS. DES PUTAINS DE SCARABÉS. Chrys n’aime pas si le doute osait vous habiter encore.

On met tout dans la voiture et on se couche. FISSA.

 

 

 

La nuit fut courte, le sommeil remué par les appels à la prière du ramadan dans les Mosquées des petits villages perchés sur les collines. Une nuit difficile pourtant bercée par ces chants religieux qui prennent aux tripes.

 

Découverte de la ville de Fès

Jour 12, juin 2017 

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On se réveille apaisés, mais fatigués. Les chants ont duré tellement longtemps que vocalises résonnaient sans fin entre les collines. On s’est levés plusieurs fois pendant la nuit pour faire pipi, alors qu’on le fait déjà 15 fois par jour. Séquelles de notre séjour dans le désert où nos vessies ne s’activaient qu’une fois tous les 4 jours. C’est ballot.

Au rythme du lever du soleil, on observe les paysans passer et repasser au loin. Quelques minutes plus tard, on remarque également un jeune homme, avec sa mule, qui nous jette quelques regards. Il s’approche toujours un peu plus de nous au fil de ses passages. Finalement, que vaille ! Il finit par se poser à 15m de nous et il nous observe avec intérêt. On commence à être habitués à cette étrange habitude locale d’être observé comme des acteurs sur un plateau d’émission TV.

Puis soudain, il est à côté de nous, fortement intrigué par le contenu du 4×4, étonné qu’on puisse y dormir et s’y brosser les dents.

Il est encore plus impressionné par notre douche à pression Décathlon comme si un nouveau monde s’ouvrait à lui. Il découvre aussi notre petit sac poubelle, qu’il attrape et qu’il s’apprête à lancer oklm dans la nature parce qu’il veut nous débarrasser. On l’arrête juste à temps ! Il y a encore un long chemin dans le traitement des déchets et l’éducation au Maroc, mais on refuse de juger : d’une c’est pas notre rôle, et les infrastructures sont inexistantes, les préoccupations du quotidien concernent d’abord la nourriture et la survie de la famille ici.

On lui explique donc qu’on ne fait pas comme ça en France et qu’on met les déchets dans une poubelle. Chrys lui demande la permission de prendre une photo de lui et lui offrir un polaroïd en échange. Il accepte et souhaite à son tour nous prendre en photo avec sa mule. Bien mal nous en prit, on vient de lui faire peur et son train arrière s’élève d’un coup, on esquive des coups de sabot de justesse ! La photo est très drôle, on est ridicules et morts de rire dessus. Bon, il est temps de ranger et de prendre la direction de la ville de Fès.

 

 

Visiter la ville de Fès 

Fès c’est une ville-musée devenue quasi incontournable dans le nord du Maroc. Elle grouillante et colorée et propose d’étonnants décors, comme la médina de Fès el-Bali, l’une des plus grandes cités de type médiéval du monde. La ville de Fès se divise en trois parties:

  • Fès el-Jedid (la demi-vieille)  et Fès el-Bali (la vieille ville) qui forment la médina;
  • Fès la jeune (la ville nouvelle) construite par les Français au temps du protectorat et où se trouve le quartier administratif.

Fès c’est aussi l’ancienne capitale du Maroc et troisième plus grande ville. Elle est constituée d’un très grand réseau de rues piétonnes, droites et sinueuses, constituées de pavés, pierres ou graviers. Vous y trouverez des marchés abondants et de grandes places où les artisans ont la moitié de leur atelier à l’intérieur et l’autre moitié dans la rue. Celle-ci parait sans fin : la médina, fondée au IXe siècle, est la plus grande zone sans voiture au monde.

Elle abrite également la deuxième plus grande mosquée du pays Al Quaraouine, les tanneries de Chouwara ou  écoles coraniques (la Médersa Attarine). Pour avoir une vue sur les tanneries, vous devrez aller sur une des terrasses des nombreux magasins de cuir. Souvent un guide furtif se chargera de vous y emmener. Il parait que c’est contre une petite rémunération, mais dans notre cas, nous n’avons rien dû payer.

 

Introduction sur la médina et la vieille ville

Elle fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO. Deux rues principales font le tour de la médina et elles vous donneront bon aperçu de son ambiance et de sa superficie : Talaâ Kbira et Talaâ Sghira. Comptez bien deux heures pour faire le tour de ces deux rues. Si vous restez principalement sur ces deux axes principaux, tout sera plutôt simple :  on retombe facilement sur ses pas.

La ville se centre essentiellement des industries d’art : menuiserie avec sculpture et peinture sur bois, le fer forgé, le cuivre ciselé, l’orfèvrerie, la céramique, le tissage des soieries et la broderie. Tous ces métiers sont exercés dans de minuscules échoppes où les artisans sont rassemblés : leur dextérité et leur savoir-faire restent fascinants à observer. Quant à la vieille ville, elle n’a pas vraiment évolué. Elle se trouve derrière un grand rempart, avec ses ruelles étroites et piétonnes où des centaines de commerçants et artisans vendent un éventail de produits tels que des dates, des épices, des tapis et toutes sortes de légumes et d’artisanat.

De notre côté, on arrive dans la medina à 6h du matin en plein Ramadan. Les rues sont vides comme si le monde s’était évaporé dans l’enchevêtrement des ruelles. Les rues pavées et les façades se découvrent lentement pour nous au fil des échos de nos pas. On contemple la solitude et les détails, on devine la vie.

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Fès : Les portes de la Medina et les ruelles la veille ville

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Composée des quartiers Fès el-Jedid et Fès el-Bali, la médina de Fès est sublime. Dès l’instant où décidez de pénétrer en son sein, ses deux grandes portes s’élèvent face à vous : c’est les portes Bab Bou Djeloud et Bab Dekatène. Bab Bou Djeloud, la principale porte, reconnue pour sa grande  beauté, correspond à l’entrée officielle de la médina. Elle fait partie plus beaux monuments de Fès. La seconde, avec ses allures de château,  est un morceau d’histoire.

Non loin de l’entrée principale gisent d’autres monuments importants tels que la médersa Bou Inania ou le Palais Batha.

Il faut savoir qu’à Fès, on peut marcher d’un bout à l’autre en 30-45 minutes. Il suffit de suivre la circulation, les différents paneau et on se retrouve de l’autre côté de la médina. Toutes les issues semblent étroites et identiques, mais en réalité, il en ressort une hiérarchie bien organisée. Il y a d’abord de grandes rues, commerciales avec beaucoup d’activités : elles traversent l’espace. Ensuite viennent les rues résidentielles qui mènent vers l’extérieur. Elles sont souvent plus calmes, avec peu d’activité et elles mènent à d’autres rues, plus petites : des derbs ou des  ruelles, qui sont des culs-de-sac.

Ces dernières conduisent à des microquartiers après lesquels on ne peut plus aller bien loin : si on souhaite sortir, il faut faire demi-tour et passer par la grande rue. Le deuxième système est celui des places publiques. Celles-ci prennent souvent le nom de l’activité principale qu’elle abrite.

Les places sont également en lien avec des artisanats spécifiques : par exemple Neijarine, qui signifie « charpentier » ; Seffarine, qui vient du mot jaune et c’est la place des chaudronniers ; ou Chammain, « les cireurs », où des bougies étaient faites et où les traditionnelles pantoufles dorées brodées sont vendues de nos jours.

Plus la journée avance et plus les ruelles se remplissent. Nombreux sont ceux qui veulent nous indiquer le chemin pour mieux nous perdre et nous réclamer de l’argent. Non merci, c’est gentil, mais non.

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D’un point de vue architectural, les médinas ont été très endommagées. Les immeubles ne sont pas en bon état. Beaucoup de familles qui possédaient des maisons dans les médinas n’y vivent plus. Les familles sont parties déménager dans de nouveaux quartiers : pour ceux qui avaient les moyens de partir, ce n’était pas très raisonnable de rester. La qualité de vie est devenue intenable au fur et à mesure que les médinas devenaient plus denses : les personnes continuaient d’y déménager, résultat de plusieurs années de sécheresse et d’exode rural continu. Les médinas étaient comme suffoquées. 

 

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Les tanneries de cuir de Fès et la fabrication du cuir

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Fès est également célèbre pour ses articles le souk des tanneurs. Le souk abrite trois tanneries antiques, la plus grande et la plus ancienne étant la tannerie de Chouara, qui est âgée d’environ 1000 ans.

La tannerie est une catégorie à part dans les souks, et une fois proche, on les repère assez vite notamment à cause de l’odeur pestilentielle qui se dégage de leur atelier. Les gars, le travail du cuir, ça pue.

Les tanneries de Fès sont composées de nombreux vases en pierre remplis avec une vaste gamme de teintures et de liquides colorés divers répandus telle une grande palette de peinture. Des dizaines d’hommes, dont beaucoup sont debout jusqu’à la taille dans les colorants, travaillent sous un soleil toujours plus violent. Les tanneries traitent les peaux de vaches, de moutons, de chèvres et de chameaux, les transformant en articles en cuir de haute qualité tels que des sacs, manteaux, chaussures et souliers.

Tout ça est réalisé à la main, sans nécessiter l’utilisation de machines modernes, et le processus n’a que très peu changé depuis l’ancienne époque, ce qui rend ces tanneries absolument fascinantes à visiter.

À la tannerie de Chouara, les peaux sont tout d’abord trempées dans un mix d’urine de vache, de chaux vive, d’eau et de sel. C’est un mélange un peu …. particulier mis il permet décomposer la résistance du cuir, de détacher l’excès de graisse et de chair, et d’enlever les poils qui sont restés dessus. Les peaux restent imbibées pendant deux à trois jours, ensuite les tanneurs enlèvent manuellement les excès de poils et de graisse afin de préparer les cuirs pour la teinture. Les peaux sont ensuite trempées dans un autre groupe de cuves contenant un mélange d’eau et d’excréments de pigeons (vous aimez toujours le cuir ou c’est bon là ?). L’excrément de pigeon est utilisé, car il contient de l’ammoniaque qui agit comme un agent adoucissant (il permet au cuir de devenir plus souple afin qu’il absorbe mieux le colorant).  Pour finir, le tanneur va masser le cuir à l’aide ses pieds pour l’assouplir.

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Les peaux sont ensuite entrerposées dans les cuves de teinture remplies de divers colorants végétaux naturels, comme que la fleur de pavot (le rouge), l’indigo (le bleu), le henné (le orange), le bois de cèdre (le brun), la menthe (le vert), et le safran (le jaune). On utilise également de la poudre de grenade qu’on frotte sur les peaux pour la souplesse et de l’huile d’olive qui va les faire briller.

Une fois que le cuir est teint, on le fait sécher au soleil. Ensuite il va être vendu à d’autres artisans  qui en feront des  babouches,  portefeuilles, sacs à main et autres accessoires en cuir.

Pour obtenir les meilleures vues sur les tanneries (pour prendre des photos notamment), il faut passer par les terrasses environnantes des boutiques de cuir. Il suffit de rentrer dans l’une des boutiques et de demander une visite. Le vendeur vous donnera un aperçu sur la façon dont les peaux sont traitées et vous donnera des brins de menthe fraîche pour vous aider à surmonter l’odeur (ça aide, un peu).

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Les mosquées, Merdersas et fondouk de Fès

Le fondouk (caravansérail) de Fès vaut le coup d’œil, car il abrite aujourd’hui de nombreux ateliers. Les Merdresa sont nombreuses à Fès: les  décorations assez dingues et la plus jolie c’est la médersa Attarine qui se situe face à la mosquée Karaouiyne.  Vous pouvez également observer la médersa Bou Inania : elle est gigantesque. Sans oublier  la médersa Seffarine,  la plus ancienne de Fès , conçue en 1280. Sa décoration rappelle les maisons traditionnelles du Maroc.

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Que visiter d’autre à Fès ?

 

  • Madrasa Attarine ;
  • Madrasa Bou Inania ;
  • Le palais et le musée Dar Batha ;
  • Le palais Royal ;
  • Quartier de la Qaraouiyine (pour voir la principale mosquée de Fès) ;
  • Quartier de Bab Boujloud, ultra dynamique, c’est l’un des principaux points d’entrée dans la médina ;
  • mausolée de Moulay Idriss (fondateur de la ville) et ses ruelles alentour proposant de nombreux produits religieux et dérivés: encens, musc, … On y ressent une ferveur religieuse impressionnante que l’on ne retrouve pas ailleurs dans la ville.

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→ En direction de Chefchaouen, perle bleue du Maroc

Cette fin de journée est la bienvenue. D’une matinée où nous étions, seuls nous sommes passés à un souk fourmillant, coloré et versatile. Repus heureux et satisfaits, il est temps de reprendre doucement la route et trouver un spot de bivouac pour ce soir. En sortant de la ville, une belle surprise, des vallons brillants, magnifiques et infinis, on a du mal à se croire au même endroit.

Trouver un bivouac 4×4 entre Fès et Chefchaouen

On a avoir du mal à trouver un bivouac, Chefchaouen approche, la nuit tombe bientôt et rien. On teste les sentiers, les pites, on atterrit chez des gens. Demi-tour, on re teste. Et finalement, bénit notre chance d’avoir un 4×4, nous arriverons à nous poser au sommet d’une montagne avec vue panoramique sur la vallée. Faudra juste faire gaffe la nuit en sortant faire pipi.

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Ou manger à Fès ?

The Ruined Garden, restaurant dans la Medina de Fès

On trouve cet endroit par hasard pour récupérer un peu des fourmillements de la ville et on fait connaissance avec une vraie oasis de calme. On y revient pour manger et tout est succulent, courrez-y !

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Informations pratiques Fès

Comment venir à Fès ? En avion, en bus ou en train.

Comment aller à Fès ?

Il faut d’abord savoir que l’aéroport international Fès Saïss se trouve à 15 km du centre de Fès.

Comment rejoindre le centre de Fès en bus ? Il suffit emprunter la ligne 16 du bus (4 DH ou o,5 euros) pour rejoindre la ville nouvelle.

Le prix du taxi : le taxi coûte environ 15 euros la course. Pensez à confirmer le prix avec le chauffeur avant qu’il démarre sous peine de vous faire avoir sur le tarif final.

La gare ferroviaire de Fès : elle se  trouve au nord de la Ville nouvelle. Concernant les trains :

  • Rabat  : environ 2h30 et 7 euros en seconde classe.
  • Casablanca : environ 4h et environ 11 euros en seconde classe.
  • Tanger : environ 4h30 et environ 11 euros en seconde classe.
  • Marrakech : 7h15 minutes et environ 20 euros en seconde classe.

Il y a 2 gares routières à Fès :

La première trouve au nord de la Médina près de la porte Aïn zleten. C’est la gare routière principale et c’est ici que se trouvent la plupart des départs.
La seconde, la gare CTM, plus moderne se trouve dans la Nouvelle Ville. La majorité des bus CTM (Compagnie de Transport du Maroc) relient la principale à la gare CTM avant d’aller plus loin dans le pays.

En savoir plus sur les horaires, tarifs et connexions : http://www.ctm.ma

Quand venir à Fès ?

La météo à Fès

L’été il y fait très alors nous le déconseillons. Privigiez les saisons comme le printemps ou l’automne avec des températures bien plus modérées et agréables.  Les mois de mars avril et mail sont parfaits. La fin de l’été ou le début de l’automne également.

 

Se déplacer en taxi à Fès

Comment les reconnaître ?

Le taxi est un moyen de transport très commun . Lespetits taxi à Fès sont reconnaissable par leur couleur rouge. Ils ne sont pas chers (autour de 10 dirhams).

 

Autres informations pratiques

Toilettes publiques

Pas de toilette publique dans la vieille ville des Fès, essayez d’anticiper.

Distributeurs de billets

Ils sont rares dans la vieille ville et la Medina. Pensez à prendre vos précautions avant.

 

 

Bientôt la suite du carnet de voyage à Chefchaouen 

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